Les seuls gens qu'on croise dans la rue passé minuit sont ceux qui promènent leur chien. On pourrait y voir le trait casanier de la société d'aujourd'hui - même si je vous accorde que l'heure joue aussi ; pourtant j'y vois plutôt une commisération improbable pour cet autre être sensible qu'est l'animal.
J'ai sans doute tort, et si madame sort en enfilant son manteau par dessus son peignoir c'est sûrement pour ne pas que ce con de clébard pourrisse la moquette cette nuit.
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